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Bien remplir sa fiche Google quand on est thérapeute

Un guide simple pour revendiquer, compléter et améliorer votre fiche Google, afin d’être trouvée et choisie sans vous transformer en commerciale.

Publié le 23 septembre 2026 · 13 min de lecture · Par William
Illustration dessinée : une fiche Google avec son repère sur la carte, ses horaires et ses étoiles d’avis

Votre fiche est parfois vue avant votre site

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sophrologues analysés dans 24 villes françaises
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n'ont pas de site qui leur appartient
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seule catégorie principale par fiche

Une personne tape « sophrologue Nantes », « naturopathe près de chez moi » ou le nom d’une praticienne recommandée. Google lui montre une carte, quelques fiches et des informations immédiatement comparables. Elle peut regarder les photos, les horaires, les avis et le bouton de prise de rendez-vous sans ouvrir un seul site.

À cet instant, elle ne cherche pas un discours commercial. Elle veut se rassurer avec des réponses simples : est-ce bien la bonne activité ? Le cabinet est-il accessible ? L’ambiance semble-t-elle accueillante ? Les horaires me conviennent-ils ? Puis-je prendre rendez-vous facilement ?

Une fiche presque vide ne dit pas « je suis discrète ». Elle laisse surtout des questions sans réponse. Une fiche claire fait l’inverse : elle réduit l’incertitude avant le premier contact. La clarté rassure.

18,1 %
n'ont pas de site à elles
  • Un site qui leur appartient 81,9 %
  • Aucun site, ou seulement un annuaire 18,1 %

Cela ne veut pas dire qu’une fiche Google est inutile. Elle est même essentielle pour être repérée localement. Mais il faut savoir quel rôle lui donner : la fiche aide à vous trouver et à vous choisir, tandis que le site permet de comprendre votre manière d’accompagner.

Commencez par revendiquer la bonne fiche

Google peut afficher une fiche que vous n’avez jamais créée. Elle peut provenir d’informations publiques, de contributions d’utilisateurs ou d’autres sources utilisées par Google. Cette fiche existe alors aux yeux du public, mais vous n’en maîtrisez pas encore la présentation.

Une fiche revendiquée et validée vous permet de contrôler les informations affichées, d’ajouter des photos, de corriger les horaires et de répondre aux avis. Revendiquer ne signifie donc pas créer une seconde fiche : c’est reprendre la gestion de celle qui correspond déjà à votre activité.

Voici comment vérifier votre situation :

  1. Connectez-vous au compte Google que vous souhaitez utiliser durablement pour votre activité.
  2. Recherchez sur Google votre nom professionnel, votre activité et votre ville.
  3. Ouvrez la fiche qui correspond exactement à votre cabinet.
  4. Si Google propose « Vous êtes le propriétaire de cet établissement ? » ou une formule proche, lancez la revendication.
  5. Si la fiche est déjà gérée, demandez l’accès au propriétaire actuel. Cela peut être une ancienne adresse électronique, une personne qui vous aidait ou un prestataire.
  6. Si aucune fiche n’existe, créez-la depuis l’outil officiel de Google.

Google demande ensuite une validation. La méthode proposée dépend de la fiche et peut changer. Suivez celle affichée dans votre compte, puis conservez l’accès à l’adresse électronique utilisée.

La procédure officielle est détaillée dans l’aide Google : ajouter ou revendiquer une fiche d’établissement.

Quelle catégorie principale choisir ?

La catégorie principale est le réglage à regarder avant tous les autres. Elle indique à Google ce que vous proposez et influe sur les recherches locales dans lesquelles votre fiche peut apparaître. Google conseille de sélectionner la catégorie qui décrit le mieux l’activité et de choisir une catégorie précise lorsqu’elle existe.

Une fiche ne peut avoir qu’une catégorie principale. Vous pouvez ajouter des catégories supplémentaires, mais elles ne compensent pas une catégorie principale approximative. Dix étiquettes ajoutées « au cas où » ne rendent pas votre activité plus claire. Elles peuvent au contraire brouiller sa lecture.

Pour choisir :

  • partez de l’activité qui occupe réellement le centre de votre pratique ;
  • recherchez le libellé le plus précis disponible dans la liste Google ;
  • observez les catégories proposées, sans inventer votre propre formulation ;
  • n’utilisez une catégorie supplémentaire que si elle correspond à une activité réelle et importante ;
  • ne choisissez pas une catégorie simplement parce qu’elle vous semble plus recherchée.

Une sophrologue qui propose aussi quelques ateliers ponctuels a intérêt à garder « Sophrologue » comme catégorie principale si c’est bien son activité centrale. Le bon critère n’est pas : « Quel mot pourrait attirer le plus de monde ? » Il est : « Quel choix décrit le plus justement ce que je fais ? »

Google précise aussi qu’un changement de catégorie peut entraîner une nouvelle demande de validation. Prenez donc quelques minutes pour décider avant de modifier. Consultez au besoin la page officielle Gérer votre catégorie d’activité.

Remplissez ce qui aide vraiment à décider

Une bonne fiche n’est pas celle qui contient le plus de texte. C’est celle qui ne laisse aucune information essentielle dans le flou.

Le nom exact

Écrivez le nom utilisé dans la vie réelle, sur votre plaque, vos documents et votre site. N’ajoutez pas une suite de mots-clés comme « Sophrologue Nantes stress sommeil » si ce n’est pas votre nom. Les consignes officielles de Google demandent une représentation fidèle de l’établissement. Un nom artificiellement enrichi peut être corrigé par Google et expose la fiche à une suspension.

L’adresse et la zone desservie

Si vous accueillez dans un cabinet, indiquez l’adresse exacte et écrivez-la de la même façon sur votre site. Vérifiez le numéro, le nom de la voie, le code postal et l’emplacement du repère sur la carte. Google n’accepte une adresse visible que si vous y recevez vraiment, avec une signalétique permanente à votre nom : une adresse de domiciliation ne suffit pas.

La « zone desservie » a un sens précis chez Google : elle concerne les activités qui se déplacent chez les personnes, ainsi que les activités mixtes qui accueillent au cabinet et se déplacent aussi. Elle se renseigne avec des villes, des codes postaux ou d’autres zones géographiques, pas avec un rayon.

Recevoir à distance ne signifie pas, à lui seul, que toute la France doit devenir votre zone desservie. Si vous accueillez au cabinet et proposez aussi des rendez-vous en ligne, gardez une adresse exacte et expliquez simplement l’accompagnement à distance dans vos services ou sur votre site. Si vous n’accueillez personne à l’adresse indiquée et que vous vous déplacez, Google demande de masquer cette adresse et de renseigner les zones réellement couvertes. La règle complète figure dans l’aide de Google sur les zones desservies.

Les horaires

Affichez les heures pendant lesquelles vous pouvez réellement accueillir ou répondre. Corrigez-les dès qu’elles changent et utilisez les horaires exceptionnels pour les congés ou les jours particuliers. Des horaires larges mais faux créent une déception au moment où une personne essaie de vous joindre.

La description et les services

Présentez votre activité avec des mots ordinaires. Dites à qui s’adresse votre accompagnement, comment se passe un premier échange, ce qui caractérise votre approche et si vous recevez au cabinet ou à distance. Évitez les promesses, les listes de mots-clés et les formulations qui pourraient s’appliquer à n’importe qui.

Dans la rubrique des services, reprenez vos prestations réelles avec des intitulés compréhensibles. Une personne doit pouvoir distinguer, par exemple, un rendez-vous individuel, un atelier collectif et un échange à distance. Si le prix est stable et que vous souhaitez l’afficher, vérifiez simplement qu’il est identique partout.

Les liens utiles

Ajoutez le lien direct vers votre site, pas vers la page d’accueil d’un annuaire. Ajoutez aussi votre lien de prise de rendez-vous si vous en utilisez un. Testez chaque lien depuis un téléphone en navigation privée : il doit ouvrir la bonne page, sans demander une recherche supplémentaire.

Avant de quitter la fiche, relisez-la comme si vous ne vous connaissiez pas. Pouvez-vous comprendre en moins d’une minute ce que vous proposez, où vous exercez et comment vous joindre ?

Montrez le cabinet et la personne derrière la fiche

Les photos ne servent pas à décorer. Elles donnent des repères avant de venir. Un portrait naturel aide à mettre un visage sur un nom. Des vues du cabinet permettent d’imaginer l’arrivée : la façade, l’entrée, la salle et quelques détails utiles.

Pour commencer ce soir, préparez au moins cinq images nettes et récentes :

  • un portrait où votre visage est bien visible ;
  • une vue générale du cabinet ;
  • une photo de l’entrée ou de la façade ;
  • une image du chemin d’accès, si l’endroit est difficile à trouver ;
  • une seconde vue de l’espace, prise sous un autre angle.

Vous pouvez ajouter votre logo, mais ne lui confiez pas tout le travail. Un logo ne montre ni l’accueil, ni le lieu, ni la personne. Le réel compte davantage.

Prenez les photos de jour, rangez ce qui détourne l’attention et évitez les filtres marqués. Un téléphone suffit si l’image est lumineuse, droite et fidèle. Pensez aussi à supprimer les anciennes photos que vous avez vous-même publiées lorsqu’elles ne représentent plus le lieu actuel. Les images ajoutées par d’autres utilisateurs suivent une procédure de signalement distincte si elles posent problème.

Comment demander des avis, et comment y répondre ?

Google autorise les établissements à demander des avis à partir d’un lien ou d’un QR code. En revanche, l’avis doit venir d’une expérience réelle. Il est interdit d’offrir une réduction, un cadeau ou un avantage en échange d’un avis, de sa modification ou de la suppression d’un avis négatif.

Pour les psychopraticiens, la prudence s’impose. En 2021, les commissions de déontologie de la FF2P, du SNPPsy et de l’AFFOP ont publié une position commune : les avis en ligne « ne doivent pas être sollicités », et l’éthique du praticien « s’oppose clairement à l’utilisation commerciale de l’avis public des personnes en psychothérapie ». Le code de déontologie de la FF2P va plus loin : il exclut les témoignages de clients de toute communication publique, Internet compris. Si vous adhérez à l’une de ces organisations, ne demandez pas d’avis et n’affichez pas de témoignages.

Pour les autres praticiennes, la demande peut rester simple et sans pression. À la fin d’un accompagnement, vous pouvez dire : « Si vous souhaitez partager votre expérience, je peux vous envoyer le lien vers ma fiche Google. Bien sûr, c’est entièrement libre. » N’orientez pas la note, ne suggérez pas de texte et ne relancez pas une personne qui n’a rien publié. Posez la même question à tout le monde : Google interdit de réserver la demande aux personnes dont on pense qu’elles seront satisfaites.

Vous pouvez créer un lien court ou un QR code depuis votre fiche. Gardez-le dans un message prêt à envoyer à la fin d’un accompagnement, une seule fois. Ne publiez jamais d’information personnelle dans votre demande.

Les réponses aux avis sont publiques. Elles peuvent être lues par la personne qui a écrit, mais aussi par toutes celles qui découvrent votre fiche. Répondez donc avec sobriété :

  • remerciez sans confirmer la nature ni le contenu de l’accompagnement ;
  • ne reprenez aucun détail personnel, même si l’auteur l’a écrit lui-même ;
  • ne dites jamais qu’une personne a été accompagnée par vous ;
  • en cas de désaccord, proposez un échange privé sans exposer la situation ;
  • restez brève, polie et utile.

Une réponse possible : « Merci d’avoir pris le temps de laisser ce message. Je reste disponible par téléphone ou par courriel si vous souhaitez échanger directement. »

L’absence totale de réponse peut donner l’impression que la fiche est laissée sans attention. À l’inverse, une réponse argumentée ou défensive peut révéler bien trop d’informations. Le bon réflexe est de protéger la confidentialité avant de vouloir avoir le dernier mot. Les règles et conseils de Google sont rassemblés dans Conseils pour obtenir plus d’avis.

Corrigez les erreurs coûteuses, puis gardez votre propre espace

Avant d’ajouter des nouveautés, corrigez ce qui fragilise le plus votre présence :

  • une fiche non revendiquée, car vous ne pouvez pas corriger rapidement ce qui s’affiche ;
  • une adresse différente de celle du site, car la personne ne sait plus quelle information croire ;
  • des horaires faux, qui créent un contact manqué ou un déplacement inutile ;
  • aucune photo, qui laisse le lieu et la praticienne sans visage ;
  • aucune réponse aux avis, qui donne une impression d’abandon et laisse les commentaires sans contexte.

Faites ensuite un contrôle régulier. Google peut suggérer ou appliquer des modifications à partir de différentes sources. Regardez votre fiche comme le ferait une inconnue, vérifiez les liens et corrigez ce qui ne correspond plus à la réalité.

Enfin, gardez en tête qu’une fiche Google ne remplace pas un site. Elle se trouve sur une plateforme qui ne vous appartient pas. Google fixe les règles, modifie l’affichage et peut suspendre une fiche. Cet espace répond vite à des questions pratiques, mais il raconte difficilement votre approche, votre parcours et la façon dont vous accueillez une personne.

Votre site est l’endroit où vous choisissez les mots, l’ordre et la profondeur. C’est aussi l’espace qui peut vraiment vous appartenir. Chez therapeute.club, c’est précisément notre choix : créer des sites internet de thérapeute dont la praticienne reste propriétaire, plutôt que de lui louer durablement sa propre présence en ligne.

Ce soir, ne cherchez pas la fiche parfaite. Revendiquez-la, corrigez la catégorie principale, vérifiez les informations essentielles et ajoutez des photos sincères. Une fiche fiable vaut mieux qu’une fiche ambitieuse laissée à moitié vide.

Et si vous préférez ne pas vous en occuper seule, nous revendiquons et remplissons la fiche Google des thérapeutes en même temps que leur site, avec les mêmes informations des deux côtés.

Questions fréquentes

Comment savoir si ma fiche Google est revendiquée ?

Recherchez votre activité sur Google en étant connectée à votre compte professionnel. Si vous pouvez modifier directement les informations, vous la gérez déjà. Si la fiche propose de revendiquer l’établissement, elle n’est pas encore validée par vous. Si elle indique qu’une autre personne la gère, demandez le transfert de propriété au lieu de créer un doublon.

Quelle catégorie principale choisir pour ma fiche Google ?

Choisissez la catégorie disponible qui décrit le plus précisément votre activité principale réelle. Ne cherchez pas à couvrir toutes vos prestations avec la catégorie principale. Ajoutez seulement quelques catégories supplémentaires lorsqu’elles correspondent à une part importante de votre activité.

Puis-je ajouter ma ville dans le nom de ma fiche Google ?

Seulement si la ville fait réellement partie du nom utilisé dans la vie courante, sur votre signalétique, vos documents et votre site. Ajouter une ville ou des mots-clés uniquement pour apparaître dans davantage de recherches ne respecte pas les consignes de Google et peut exposer la fiche à une correction ou une suspension.

Combien de photos faut-il mettre sur une fiche Google ?

Il n’existe pas de nombre magique. Pour un bon départ, publiez au moins un portrait clair, une vue générale du cabinet, l’entrée et quelques vues utiles du lieu. Mieux vaut une petite sélection récente et fidèle qu’un grand nombre d’images sombres, anciennes ou répétitives.

Est-ce que la zone desservie sert pour les rendez-vous à distance ?

Non, pas à elle seule. Chez Google, la zone desservie correspond aux lieux où une activité se déplace pour fournir ses services. Si vous recevez au cabinet et proposez aussi des rendez-vous à distance, indiquez correctement votre adresse et présentez l’option à distance dans vos services ou sur votre site.

Faut-il répondre à tous les avis Google ?

Une réponse peut montrer que la fiche est suivie, mais elle doit rester sobre et protéger la confidentialité. Ne confirmez jamais publiquement qu’une personne a été accompagnée, ne reprenez aucun détail personnel et proposez un échange privé lorsqu’une situation demande une réponse plus précise.

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